Sur plus de 2,5 millions d’entreprises françaises, seulement 120 000 environ saisissent l’opportunité d’étendre leur marché au reste du monde. Certes, le marché français intérieur est vaste mais de plus en plus compétitif.
Les raisons de vouloir exporter pour une entreprise peuvent être multiples :
- augmenter les ventes
- éviter la saturation du marché intérieur
- améliorer sa compétitivité
- en réduisant les coûts moyens par les volumes et les économies d’échelle ;
- élargissant la base pour amortissement des dépenses d’études et de mise au point
- acquérir ou consolider son prestige
- étaler les risques géographiques
- prolonger la durée de vie de produits vieillissants
- rencontrer une réglementation moins contraignante
- consolider l’extension de l’entreprise
- développer de nouveaux produits et susciter de nouvelles opportunités
- etc.
Pour la première fois, depuis 10 ans, la France rencontre un déficit de sa balance commerciale -39,2 milliards d’euros en 2007.
Les atouts et les freins à l’export :
Menée auprès d’un échantillon représentatif de 600 PME françaises qui ont une activité suivie à l’international depuis plusieurs années, une étude d’Altares apporte un éclairage nouveau et parfois inattendu sur les motivations, les atouts et les freins à l’export pour les entreprises indépendantes déjà engagées dans cette voie :
1 – Le développement à l’export résulte d’une stratégie d’entreprise pour les plus importantes en taille, ou de la volonté d’une personne et de la réponse à la demande d’un client étranger, pour les plus petits et les plus jeunes.
2 – La motivation principale pour exporter aujourd’hui est la volonté de faire face à un marché intérieur insuffisant pour leur permettre de croître (59,1%).
La crainte d’affronter la concurrence étrangère en France, du fait de l’ouverture des frontières n’a quasiment pas été évoquée (3,3 %).
3 – Les PME déjà exportatrices s’appuient avant tout sur des atouts internes tangibles et pragmatiques pour réussir à l’export : savoir – faire concurrentiel (31,4 %), innovation technologique (16,1 %), performance des équipes (15,4 %) et réactivité – flexibilité (14 %).
Les facteurs externes sont perçus par ces mêmes PME comme ayant un faible impact sur leur réussite : partenaires financiers (0,6 %), accompagnement des autorités (0,8 %), regroupement pour exporter (1,2%), proximité des frontières (1,6%).
On note cependant que même si les aides administratives et financières de l’état sont peu citées, plus de la moitié des PME exportatrices les jugent utiles pour leur développement (56 %).
4 – Les difficultés majeures rencontrées à l’export sont les coûts de production trop élevés face à la concurrence étrangère et les contraintes réglementaires locales trop fortes et complexes pour une PME.
A l’inverse, les aspects logistiques, risque de paiements, concurrence, qui semblent être les craintes traditionnelles des entreprises qui débutent une activité à l’international, sont très rarement évoqués par les PME déjà exportatrices.
En conclusion :
Les PME indépendantes sont très majoritairement satisfaites d’exporter (92,1 %).
Une opinion partagée, même par les débutantes (87,4 %). Ce taux augmente avec l’expérience et la taille de l’entreprise (98% pour les PME entre 50 et 99 salariés).
Les 3/4 des PME déjà exportatrices souhaitent accroître leur activité export dans les 2 prochaines années (dont 36,5 % très fortement).
Le premier conseil que donnent ces entreprises aux candidats à l’export, est de réaliser une solide étude de marché (40 %).
Dans un prochain billet, je vous partagerai des recherches que j’ai fait en lien aux organismes gouvernementaux ou autres pouvant offrir de l’aide à l’exportation.
Si vous avez des informations de statistique reliées à l’export de la France vers l’Amérique du nord, veuillez ajouter des commentaires.
Merci